Sigonce 04 Mes souvenirs

 

Tout d'abord.

Je remercierai un village, un petit village, un tout petit village...

Petit par le nombre d'habitants mais grand par la place qu'il occupe dans ma mémoire !

Son nom: SIGONCE

Code postal 04300 ; Code Insee 04206 (Institut national de la statistique et des études économiques).

Département des Alpes-de-Haute-Provence (04), à l'époque Basse-Alpes. Chef-lieu Digne-les-Bains.

 

En 1962 ce village, situé à environ une centaine de kilomètres de Marseille, a accueilli notre famille et m'a beaucoup apporté dans mon apprentissage de la vie... Très peu d'habitants, un peu plus de 200, cela permettait de bien nous intégrer dans la population et l'implantation du village nous procurait de la place pour nous divertir.
Nos parents n'avaient aucunes craintes à nous savoir dehors...

Mon premier contact avec "les jeunes du pays" fait référence à un cours d'histoire que je voyais à l'école. Moi de la ville, voyant ces jeunes de la campagne, me regardant avec une curiosité me paraissant agressive, l'idée me prit de les appeler Sarrasins !

Résultat, c'est moi qui ai gardé ce surnom !

Le vendredi soir avec mes parents on prenait la route, une véritable expédition. La moindre place qui aurait pu rester libre dans la voiture était immanquablement remplie par un objet nous paraissant utile à emporter. De grandes migrations, on vidait d'un côté pour remplir de l'autre. Notre voisinage nous a beaucoup aidé pour emménager cette maison.

La route devenait une habitude, on connaissait tous les virages, et chaque modification du réseau routier était appréciée à sa juste valeur. L'arrivée était toujours très appréciée. De nos jours, l'autoroute passe à une quinzaine de kilomètres. Le tracé est plus rapide mais la monotonie vous accompagne !

 

Les murs épais de la maison nous apportaient, l'été, une fraîcheur agréable, mais l'hiver, il fallait réchauffer ces vieux murs en même temps que nous mêmes. Les poêles à charbon avaient bien du mal à remplir leur office, aussi parmis les premiers grands travaux que mes parents entreprirent ce fut l'installation du chauffage central et grâce à celui-ci : les bouillottes, chaussettes de laine et couvertures épaisses perdirent leur utilité. De plus, la clé de la maison étant chez un voisin, il était ainsi facile de mettre le chauffage en marche avant nos arrivées du week-end. (À cette époque les horloges ou autres appareils de programmation n'existaient pas encore à l'usage pour le simple mortel).

Les périodes froides avaient aussi leur charme. L'altitude d'environ 500 mètres de ce village, nous permettait quelques fois d'avoir de la neige. Les rues en pentes étaient alors réquisitionnées et avec beaucoup d'imagination on fabriquait avec des cartons ou des sacs en plastique, des luges de fortune. On s'amusait aussi à concevoir le traditionnel bonhomme de neige et bien souvent tout cela se terminait par de mémorables batailles de boules de neige avec le sourire et les mains gelées...

 

Sigonce.

Sigonce.

En arrivant de Forcalquier.

Août 2002.

 

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Je voudrais avant de continuer, donner une précision qui a beaucoup d'importance à mes yeux.

 

Ce récit est dédié à ...

Jean-Pierre Rimbaud

Tout d'abord.

Mes souvenirs