Sigonce 04 Nos souvenirs

 

Les services.


Les coiffeurs :
Les coiffeurs étaient là aussi :

Par la suite certains avaient acheté des tondeuses mécaniques et s'étaient improvisés coiffeurs. Ils avaient adopté la politique des Castors : ils se coupaient les cheveux entre eux. Certaines de leurs coupes seraient très à la mode et en vogue aujourd'hui !

 

Le cordonnier :

Durant cette époque de restrictions, nombreux étaient les clients qui venaient le voir à la maison Carriol (occupée par Mme Sylvie Depaoli), au 1er étage.

Le relieur de livres :
Durant de nombreuses années, et jusqu'en 1935 environ, il y a eut un relieur de livres, artiste en la matière à Sigonce :

Les forains au village :
À l'époque de la mine particulièrement, les forains étaient nombreux certains jours sur la place du village. Les mineurs étaient payés tous les 15 jours et ce jour là ils arrivaient comme des mouches sur le miel. Ils se sont trouvés jusqu'à 11, un lundi après-midi sur la place de la Mairie.

 

Pour les habitués on pourrait citer :

Tous ces forains se renseignaient avant de se déplacer pour connaître le jour de ce petit marché lié au jour de paie des ouvriers de la mine qui n'était pas toujours à date fixe.

 

L'infirmerie :

De la seringue à l'appareil photo.
Durant la période de l’après-guerre, les infirmiers et infirmières n’étaient pas légion comme aujourd’hui et les habitants consultaient très rarement.

 

Pourtant le monde minier avait un petit privilège (était-ce à cause du caractère dangereux du métier ?) car il avait son docteur qui venait 2 fois par semaine au dispensaire (local mis à disposition dans l’ancienne cité des mines). Les consultations étaient gratuites, ainsi que les remèdes qui étaient prescrits sur des carnets à souche familiaux. 

 

Parmi les médecins qui se déplaçaient et qui étaient mandatés par le service des mines nous citerons les principaux :

Si des piqûres étaient prescrites, c’était systématiquement le chef comptable de la mine :

Tout cela était fait bénévolement bien sûr ou alors il acceptait de prendre un café en compagnie du malade.

Plus tard il a été secondé par son épouse Suzanne, née Christini qui s’occupait entre autre de faire les piqûres aux femmes musulmanes, qui étaient assez nombreuses à cette époque, leurs maris travaillant à la mine.

 

Nous citerons par ordre alphabétique les principales familles :

Les Piozin arrivaient chez le patient avec leur petite casserole qui servait à faire bouillir la seringue en verre et les aiguilles qu’ils apportaient, car les jetables n’existaient pas encore à l’époque.

Rares aussi étaient les personnes qui avaient un appareil photo et les photographes professionnels ne se déplaçaient pas pour les mariages. M. Alfred Piozin, qui était aussi un passionné de photo, assurait au village ces reportages avec son appareil.

M. et Mme Alfred Piozin.
M. et Mme Alfred Piozin.

Ils jonglaient entre la seringue et l’appareil photo à l’époque de la mine.

 

Les médecins :

Quelle chance pour les villageois d’avoir un médecin installé au village !

Depuis la fermeture de la mine le 31 décembre 1960, les médecins de la société minière qui venaient régulièrement à leur cabinet cité des mines ont cessé leur activité sur la commune. Les sigonçiers se sont alors tournés vers les médecins des environs principalement sur Forcalquier. En 2008, le docteur José Miguel Puentedura est venu en promenant à Sigonce pour voir ses beaux parents qui avaient acheté une villa à la sortie du village route de Lurs. Au premier abord le village lui a plu car il lui rappelait aussi et surtout celui de son enfance où il est né en Espagne.

C’est ici que je m’installerai a-t-il dit !

Après avoir fait quelques remplacements aux environs de Grenoble (Isère 38) au début de sa carrière et après avoir exercé 16 ans à Aix les Bains (Savoie 73), il décide de s’installer à Sigonce car l’orientation de la médecine libérale de plus en plus citadine ne lui convient plus.

 

La réponse est au temps, il en est convaincu !

Sa vocation première est d’être médecin de campagne où il espère pouvoir exercer son activité dans un souci de proximité et de disponibilité. Il estime que chacun doit pouvoir bénéficier d’une offre de soins dans des délais et une distance raisonnables. C’est avec plaisir que nous l’avons accueilli dans notre petit village (aujourd’hui 440 habitants) qui a eu ce grand privilège car à l’heure actuelle les jeunes médecins ont plutôt tendance à vouloir s’installer en ville. Donc depuis le 1er août 2008, le docteur José Miguel Puentedura a ouvert son cabinet qui se situe à droite en montant la rue vers le château juste après la mairie. Le local d’aujourd’hui était l’ancienne remise Audibert où étaient stockées toutes les caisses de boissons pour le bar. Il a été complètement repensé, refait et aménagé en superbe cabinet médical.
Notre médecin habite au village place du château (ancienne maison des directeurs de la mine jusqu’après guerre puis successivement Pulcrano Maurice, Wenger Joël, Decarlo Philippe). Donc un médecin sur place ! Quelle chance pour les habitants et ceux des alentours car sa clientèle s’est étendue à Lurs, Niozelles, Pierrerue, Revest St Martin, Forcalquier … et quand il est de garde parfois jusqu’à St Maime, Dauphin, St Michel L’Observatoire et même Céreste et bien d’autres encore …

 

Comme les médecins de campagne d’autrefois il est disponible de jour comme de nuit, dimanches et jours fériés. Même la Gendarmerie de Forcalquier le sollicite assez régulièrement et parfois celle d’Oraison pour les gardes à vue car la présence d’un médecin est obligatoire dans ces cas là. Très prochainement son fils Victor qui fait déjà des remplacements va ouvrir son cabinet. Il sera lui aussi médecin de campagne comme son père. Il n’est pas encore fixé pour le lieu. 

 

Pourquoi pas dans la :

RÉGION

SUD

PROVENCE

ALPES

CÔTE D'AZUR !!!


Région Sud...


Le docteur José Miguel Puentedura juste derrière son cabinet devant le magnifique Caducée en métal. (Couleuvre d’Esculape).

 

Ouverture du cabinet du Docteur José Miguel Puentedura. 

Le cabinet du docteur José Miguel Puentedura est ouvert : 

Du lundi au vendredi de: 08h30 à 10h00 et après 17h00. 
Le samedi matin sur rendez-vous. 
En cas d’extrême urgence en son absence composer le 15
Le 15 Service d'Aide Médicale Urgente (S.A.M.U.).


Du fait de ses consultations dans les communes environnantes en dehors du cabinet il se pourrait parfois qu’il ait un léger retard en fin d’après-midi. Les patients comprendront nous en sommes sûr !!!

 

Les tailleurs :
À une certaine époque, la confection était encore rare.

Ces deux personnes habitaient quartier de la Garenne, dans la descente pour aller à la petite fontaine.

 

Il faisait office d'Horloger :
Pendant la dernière guerre et un peu après la fin de celle ci, M. Alexanian Alexandre qui habitait juste après la place direction Montlaux réparait en dehors de son métier de mineur les quelques montres et réveils qui pouvaient avoir quelques problèmes mécaniques.

Il avait un petit peu appris le métier grâce à son père qui était horloger bijoutier à Istanbul (Turquie).

 

Cela rendait bien service à tout le monde.

À cette période, le quartz n'était pas encore intégré dans les mouvements, c'était de la mécanique pure.

 

Les maçons :
Si en 1836, il y avait 560 habitants au village et 8 maçons (ou qui se disaient comme tels) pour entretenir les maisons et faire divers travaux de maçonnerie, par la suite ce chiffre a été fluctuant car plusieurs artisans se sont succédés pendant une longue période.

En effet au début du siècle passé (1900), M. Jules Pons l'arrière grand-père de Georges Alexanian et d'Odette Moliné, coiffeur au village le samedi et le dimanche, était aussi maçon et agriculteur à ses heures.

Par la suite dans les années 1930, il y eut Adolphe Sube (dit Doffe ou Doine) qui dépannait un peu les habitants dans ce domaine.
Pour la petite histoire : alors qu'il devait refaire le toit du garage de M. Élie Blanc sis en bordure de la rue St Claude (aujourd'hui propriété de la commune) il prend la mesure pour prévoir le nombre de poutres nécessaires à cette réfection et au moment de les poser il s'aperçoit qu'elles sont trop courtes.

Dans les années 1950 et quelques…, deux maçons sont venus assez régulièrement de Forcalquier (04) pour palier au manque d'artisans locaux. Il s'agissait de messieurs Adrien Usseglio Verna et Garcin. Ils ont eu du travail en alternance durant quelques années.

Avec la venue des rapatriés d'Algérie ce sont 2 nouveaux maçons Manuel (dit Manu) et Antoine (dit Tony) Carmona. Ces deux frères s'installent dans notre commune et créent leur entreprise qui a été florissante de 1963 à 1970. Après 1970, Manuel exerce seul durant quelques années encore.

Christian Chiapella a été aussi artisan maçon au village à 2 reprises : une 1ère fois de 1976 à 1981 avec Gérard Dorléans, habitant Sigonce, et une 2ème fois tout seul de 1989 à 1996.
C'est Manuel Carmona qui lui a appris le métier.

Par la suite les 2 fils de Manuel Carmona, Claude et Jojo, reprennent le flambeau et pratiquent ensemble le métier durant une période. Finalement ils cessent leur collaboration pour aller travailler chacun de leur côté chez un patron.

Dans les années 1960, Raymond Camus artisan maçon vient s'installer à Sigonce quartier des Clos à l'emplacement actuel "Les Maisons de Chante Oiseau" (maisons d'hôte…). Il exerce durant quelques années dans sa spécialité qui était surtout la pierre, les maisons anciennes et leur restauration etc. … Depuis 1964 il avait Daniel Palla, habitant au Revest St Martin (04), comme ouvrier excellant aussi dans le travail de la pierre. Tous deux ont fait de nombreux chantiers dans cette spécialité.
Comme ils avaient besoin d'un manœuvre, il embauche Raoul Féraud aimant cet environnement de travail et il devient vite un spécialiste en la matière.


Subitement M. Camus décide de cesser son activité ???

Daniel Palla reprendra l'affaire et gardera Raoul Féraud avec lui. Il pouvait compter sur le travail sérieux de son ouvrier. Raoul Féraud devant cesser son activité c'est Marcel Carmona qui le remplace durant 14 mois environ puis a quitté Daniel pour se tourner vers le métier de carreleur qu'il exerce toujours à Sigonce.

À son départ, c'est Samuel Braillon qui occupe le poste mais il ne restera pas très longtemps, son frère Gérémi Braillon le remplacera et fera son apprentissage avec Daniel Palla.
Par la suite il s'installera à Sigonce comme artisan maçon.

 

Émile Portigliatti

Les services.

 Nos souvenirs

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