Sigonce 04 À découvrir

 

Sigonce ... De la source du Pesquier … à votre robinet. 

Depuis 1958 les habitants de Sigonce profitent au quotidien d’une bonne eau potable en provenance de la source du Pesquier sise à la sortie du village, à droite, en contrebas, route de Montlaux. Un périmètre de protection immédiat la délimite grâce à une clôture qui la ceinture largement.

 

Avant de vous parvenir elle emprunte un petit circuit que nous allons vous faire découvrir à l’aide de quelques explications sommaires et photos.

L’eau de la source qui provient peut-être de la montagne de Lure ou d’ailleurs (car personne ne l’a jamais su), arrive dans un drain protégé extérieurement par un regard ciment.

 

Arrivée de l'eau

Arrivée de l'eau de source dans ce regard. (regard N°1).


À partir de là, une conduite principale va vers la station de pompage.

 

Local à pompes.

Station de pompage - local à pompes.

 

Avant d’y parvenir elle passera obligatoirement par le bloc regard.

 

Regard technique.

Passage obligé de l'eau avant la station.

 

Eau qui est systématiquement régulée par le tableau du local régulation.

 

Local techniques.

Local où se trouve le tableau de régulation des pompes. Sur la droite un coffret contenant les protections individuelles (masque avec cartouche filtrante) obligatoires avant de descendre par la trappe d'accès aux pompes de dosage de chlore.   

 

Toujours du regard (N° 1) une autre conduite de moindre importance va vers la station de surverse.

 

Regard n°2.

Station de surverse de la source.

 

À cette dernière, l’eau de surverse qui arrive va prendre 2 directions différentes :

une partira au caniveau carrément et l’autre vers le regard ci-dessous où l’employé la régulera manuellement en fonction du débit et elle partira ensuite alimenter les 3 fontaines du village.

 

Regard 2bis
Regard qui permet le réglage du débit de l'eau qui va vers les 3 fontaines du village.


Tout contre la station se trouve le local technique où est entreposée la bouteille de chlore mais la pompe à chlore opérationnelle qui distille l’infime quantité nécessaire se trouve en sous sol au bas de la station après les pompes.

 

Local où est placée la bouteille de chlore.
Local où est placée la bouteille de chlore tout contre la station.


À partir de la station l’eau monte vers le grand château d’eau qui surplombe la ferme du Vivier (capacité 500m3, château construit dans les années 1990/1991 sous la municipalité Jean-Paul Giai-Checa).

 

Château d'eau 500m3.

Château d'eau de 500m3 en colline qui surplombe la campagne du Vivier.

 

À partir de ce château d’eau une conduite part vers la Basse Sautée, route de Montlaux qui alimente en eau potable toutes les habitations qui se trouvent sur son passage. Toujours à partir de ce château d’eau une autre conduite redescend vers la source pour alimenter tout le quartier du Pesquier. Une 3ème conduite part en direction de La Chapelle. Elle descend vers les gîtes, remonte vers le monument et longe la route direction Forcalquier.

 

Sur cette conduite là, lorsqu’elle arrive au niveau du petit château d’eau (près de la maison Gasquet, d’une contenance de 150m3, construit dans les années 1957/1958 sous la municipalité Oblé Maurel) il y a une prise sur la conduite qui dirige de l’eau vers ce bassin, lequel alimente le village et les abords immédiats.

C’est M. Lagarde, ingénieur à Sisteron (04) qui s’était occupé en 1990/1991 du projet d’agrandissement et d’extension du réseau d’eau.

 

Château d'eau 150m3.

Château d'eau de 150m3 en colline tout près de la maison Gasquet La Charité.

Sigonce est en quelque sorte un pays d’eau.

 

Comme je l’ai dit maintes fois : "2 pompes fonctionnaient nuit et jour à l’époque de la mine afin d’éliminer rapidement l’eau qui arrivait en abondance dans les galeries.

Cette eau était envoyée dans la galerie 24 qui était destinée à recevoir ces m3 de liquide qui était canalisé en souterrain et refoulé vers l’extérieur dans la rivière Barlière".

 

Dans les années 1970, un 30 juillet, le représentant d’un laboratoire de Nice (83) que j’avais fait venir pour analyser cette eau a profité de l’occasion pour mesurer un débit de 90m3/heure à la sortie du fort de la mine (aboutissement de la galerie jusqu’en bordure de rivière) situé à environ 100m plus bas que le pont du cimetière au bas du terrain communal "Le Grand Jardin". De Barlière cette bonne eau perdue allait se jeter à 3km plus bas environ dans la rivière "Le Lauzon" ce qu’elle fait encore aujourd’hui, peut-être en quantité moindre à cause de l’éboulement des galeries qui obstruent quelque peu le passage.

En ce qui concerne les 3 fontaines du village elles ont toujours coulé 24h/24 à pleins canons depuis des décennies grâce à la surverse de la source du Pesquier.

 

Depuis 2 ou 3 ans elles ne coulent plus durant la période estivale, non par manque d’eau, mais un arrêté préfectoral interdit ce débit permanent, ce qui surprend les touristes et aussi et surtout les autochtones habitués à les voir couler nuit et jour.

 

C’est quelque part dommage car cette eau de surverse est tout de même perdue car elle ne passe plus par les fontaines durant l’été mais part directement dans le petit canal qui longe les bâtiments restants de l’ancienne mine et rejoint elle aussi la rivière Barlière pénalisant ainsi quelques personnes qui l’utilisaient principalement en aval du village pour arroser leur jardin potager.

 

Émile Portigliatti

Sigonce ... De la source du Pesquier … à votre robinet.

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